Campagne de sensibilisation à l’initiative des familles dont les enfants sont partis en Syrie

 
Campagne de sensibilisation à l’initiative des familles dont les enfants sont partis en Syrie

Comme d’autres pays de l’Union européenne, la France est aujourd’hui confrontée au basculement de plusieurs centaines de personnes dans l’engagement radical violent, le plus souvent en lien avec des filières terroristes.

C’est une menace pour le pays. Ce sont autant de drames pour nos jeunes ressortissants, manifestement déstabilisés et sous influence de filières de recrutement organisées. C’est une douleur insupportable pour leurs familles.

À ce jour, 134 de nos ressortissants sont présumés y avoir trouvé la mort.

Sous couvert de buts prétendument humanitaires, ou au nom d’un message religieux dévoyé, ces filières prônent un discours de haine. Elles ne manifestent aucune considération humaine pour leurs recrues et les poussent à entreprendre des actions criminelles, mettant en danger leur propre vie et celle des populations qu’elles côtoient.

L’action de l’État en matière de lutte contre le terrorisme se décline à plusieurs niveaux.

C’est dans le cadre de son action préventive qu’intervient cette campagne.

Pour prévenir le départ de jeunes Français en Syrie ou en Irak, la France a mis en place dès le 23 avril 2014, un plan global de lutte contre les filières terroristes et la radicalisation violente.

Ce plan comprend un important volet visant à prévenir et empêcher les départs des majeurs et des mineurs ; à soutenir et orienter les familles et à communiquer, sensibiliser et former.

La réalisation de cette campagne, à l’initiative des familles, et soutenue par le ministère de l’Intérieur, s’inscrit dans cette démarche.

A propos du Numéro Vert

(Centre national de prévention de la radicalisation - CNAPR)

Depuis le 29 avril 2014, un numéro vert (0 800 005 696) a été mis en place par le Gouvernement. Il permet à ceux qui s’interrogent ou s’inquiètent d’un possible embrigadement de l’un de leurs proches, d’être écoutés en toute confidentialité et de bénéficier, s’ils le souhaitent, d’un entretien détaillé indispensable pour établir un premier diagnostic de leur situation. Un formulaire de signalement est également disponible sur le site www.stop-djihadisme.gouv.fr

A ce jour, ce dispositif a permis d’enregistrer 3 113 signalements de personnes en situation de basculement, qui ont pu être accompagnées, ainsi que leurs familles. Près de 23% des signalements concernent des mineurs, parmi lesquels les jeunes filles sont majoritaires. Les femmes représentent 40% du total des signalements. Dix-neuf personnes se consacrent à cette plateforme d’écoute et d’orientation au sein de l’UCLAT (Unité de coordination de la lutte antiterroriste).

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